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Les personnes dépendantes des selfies sont officiellement considérées malades mentales

« Je prends un selfie, alors j’existe ». Phénomène phare de la génération du millénaire, le selfie fait désormais partie intégrante de la vie de chacun. Souvent associé au narcissisme, il consiste à se prendre en photo afin de les publier sur les réseaux sociaux. Ces dernières années, le selfie est devenu tellement ancré dans nos vies qu’il a commencé à s’en inquiéter. Des millions d’adeptes, de goûts et de commentaires sont devenus des objectifs existentiels pour certains, ce qui nous amène à nous poser la question suivante: Pourquoi prenons-nous tant de selfies?

Vous ne devriez pas chercher trop loin pour identifier cette personne qui est accro aux selfies! De plus, il semble que son téléphone est devenu une extension de son corps et de sa main. Cette obsession des selfies ne s’est pas développée en un jour. Cela provient de nombreux troubles de la personnalité qui sont très souvent liés à la façon dont nous nous percevons et, plus important encore, à la façon dont nous aimerions être perçus par les autres.

Le selfie, la boîte de Pandore de la génération du millénaire
Si les Millennials avaient leur propre boîte de Pandore, le selfie serait l’un des maux qui y sont enfermés. D’ailleurs, l’un des maux placé par Zeus dans cette boîte était l’orgueil. Coïncidence? Nous ne le pensons pas. Quoi qu’il en soit, le selfie est lié à de nombreux troubles de la personnalité qui justifieraient ce besoin compulsif d’être constamment devant l’objectif. Selon une étude de l’International Journal of Health and Mental Addiction, on parle maintenant de « selfitis », un trouble mental associé à ce désir obsessionnel compulsif de prendre une photo.

Il faut savoir qu’avant d’être identifié comme une maladie mentale, le selfie est avant tout une conséquence des troubles de la personnalité. Ce besoin constant de prendre des photos avant de publier sur les réseaux sociaux est basé sur un besoin de validation par d’autres, ainsi que sur un désir de plaire et de flatter son ego.

 
L’époque du selfie à l’excès
Les personnes fières aux tendances narcissiques arrivent en tête de liste en ce qui concerne le nombre de selfies pris par jour. Des milliers de comptes sur les réseaux sociaux montrent à ces gens avec du plastique parfait, qui en apparence, semblent vivre une vie de rêve. Seul ce comportement est souvent un moyen de compenser un manque de confiance en soi.

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Les toxicomanes égoïstes recherchent un besoin de validation constante. Être admiré à travers leurs photos les aide à se sentir mieux et leur permet de flatter leur ego en cas de doute. Qu’il s’agisse d’une nouvelle coupe de cheveux ou d’une opération esthétique, ces personnes n’hésitent pas à poster quoi que ce soit sur les réseaux pour valider leurs choix.

Selfie: mécanisme de défense contre les troubles dysmorphiques
Selon un article publié par The Industrial Psychology Journal, les personnes souffrant de dysmorphisme sont plus susceptibles d’utiliser le selfie comme mécanisme de défense et de secours. Souvent, ce sont des personnes obsédées par des défauts physiques réels ou imaginaires, et qui essaient de se débarrasser de leur malaise par le biais de goûts et de l’acceptation des autres.

Ces mêmes personnes ont tendance à se comporter de manière compulsive, c’est-à-dire qu’elles sont capables de passer des heures à essayer de réaliser le selfie parfait. Les répercussions sur leur vie sociale sont nombreuses, y compris le besoin constant de regarder dans un miroir ou l’addiction à l’appareil photo du téléphone, même en présence des autres, pour se rassurer sur leur apparence.

 
Selfie: un faux standard de perfection
Aujourd’hui, de plus en plus de personnes basent leur estime de soi sur le nombre de goûts qu’ils obtiennent pour leurs selfies. En raison du manque de confiance en soi, l’approbation des autres devient essentielle à leur bien-être. Malheureusement, ces normes de perfection sont irréalistes et peuvent détruire la vie des gens.

Le problème avec les selfies affichés sur les réseaux est qu’il est impossible de connaître toutes les personnes à qui nous avons affaire derrière les écrans. Cependant, ce sont ces mêmes personnes qui contrôlent notre opinion sur nous-mêmes et l’estime que nous avons. Nous donnons aux étrangers le pouvoir de déterminer notre niveau de confiance en nous, sans même savoir si ces personnes ne souffrent pas des mêmes problèmes.

Selon un rapport publié par le Journal de médecine familiale et de soins primaires, plus de 250 décès auraient été attribués à des selfies entre 2011 et 2017. Ce chiffre très inquiétant met en lumière les dangers de ce phénomène qui a pris une telle ampleur. place dans la vie des gens que certains seraient prêts à tout pour prendre le « selfie parfait ».